Des nouvelles de mon nouveau pensionnaire...

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Je ne suis pas très présente sur mon blog ni sur les autres en ce moment c'est que je suis occupée par d'autres occupations et préoccupations et je vous en livre quelques unes.

Tout d'abord, comme je disais à Muscari, quand on s'appelle Brindille et qu'on a un lévrier... ça implique des choses... parce que le chien tire sur la laisse et que moi qui veut faire ma maligne je lui dit "Aller viens gamin, on va courir avec maman "!
Là, de suite, je regrette mes paroles car je me retrouve : départ arrêté, lancée à 50 km... c'est pas comme ça qu'on fait du lard !
Mais un claquage oui ! Bon passons.

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Avec un toutou fugueur comme le mien qui saute le portail comme tu enjambes une marche, je me retrouve souvent dans la rue... crier ne servant à rien je dois au contraire m'asseoir par terre en disant gentiment "viens voir maman mon bébé, mon gamin"... ouaip. Eh bien, imagine le truc hein... en pyjama avec tes pantoufles isotoner roses courir sur la route et t'asseoir le cul par terre "aller, il aime sa mère, y revient !" parce qu'un lévrier ça court vite, très vite et que les voisins n'ont pas forcément une vue panoramique de leur fenêtre...

Bref, quasiment tout le quartier est donc au courant que j'ai un nouveau chien !
Pour les autres, ils me prennent pour une cinglée.

La vie n'est donc pas un long fleuve tranquille.

Tout ceci pourrait presque être que drôle... mais mon toutou a un autre problème qui devient notre problème à tous : il fait de l'hyper attachement.

Au début, je trouvais ça mignon : il me suivait partout, me regardait avec ses yeux de biche, me faisait des fêtes royales quand je sortais des toilettes (je rappelle qu'une blonde ne faisant jamais caca, il ne s'agit que de la petite commission)... mouais.
Ce qui a été moins mignon c'est qu'il est devenu "amoureux" de moi, alors un matin quand mon mari s'est levé avant moi, le chien est venu se mettre a sa place dans le lit et quand mon mari s'en est rendu compte il n'a pas pu le faire dégager de la piole et le clébard s'est mis a grogner et lui a choppé le poignet au moment où Monsieur Brindille lui attrapait le collier ! (précision : il n'a pas fait mal, pas serré, rien ; mais le geste est là)

On en est là... inutile de dire que Monsieur Brindille n'a pas tellement apprécié l'affrontement, lui qui essaie de réfréner une peur enfantine des chiens...

J'ai compris mon erreur et je vais essayer d'y remédier. J'ai été trop gentille et il a grignoté de plus en plus de place.

Au boulot :

Interdiction d'entrer dans la chambre : c'est le lieux des dominants, et donc ni lit, ni canapé, pas de nourriture en permanence.
Lui redonner une place de chien.
Ne pas répondre à ses fêtes, le gronder quand il pleure... être ferme. Et pour moi, c'est dur dur et pourtant indispensable.
Il faut casser le cordon au plus vite.

Je vous avoue aujourd'hui mon désarroi : je ne sais pas si je vais être à la hauteur.
Je vous avoue ma faiblesse : j'adore des animaux mais j'ai tendance à faire de l'anthropomorphisme.

En gros, je ne sais pas si je serai à la hauteur du challenge. J'ai cru qu'il suffisait d'aimer (mais y'en a qui font des chansons) pour compenser ce qu'il n'a pas eu, pour lui faire oublier son passé.

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